Par Tatiana Sinitsyna, RIA Novosti Téhéran. 11 février 1829. Une foule effrénée de Perses fanatiques dévaste et pille la mission diplomatique russe. Les 37 personnes qui y travaillent sont atrocement mutilées, un seul réussit à se sauver. La foule a littéralement explosé en apprenant que deux femmes chrétiennes, une Géorgienne et une Arménienne, se sont réfugiées dans les murs de la mission russe. “Le drapeau russe vous protégera”, leur avait assuré l’ambassadeur, Alexandre Griboïedov, 34 ans. Après avoir passé son uniforme de parade, celui-ci apparait devant la foule: “Ressaisissez-vous, sur qui portez-vous la main? C’est la Russie qui se trouve devant vous!”. Mais il est aussitôt mis à terre.Alexandre Griboïedov avait pour mission de réclamer à Téhéran une indemnité de guerre et d’exiger le rapatriement des prisonniers russes. Son intransigeance lui fut fatale.Ainsi disparut l’un des auteurs les plus brillants de sa génération, ouvrant une époque à la fois faste et sombre pour la culture russe, qui allait perdre en douze ans, avec Alexandre Pouchkine et Michel Lermontov (morts des suites de duels en 1837 et 1841), trois écrivains et poètes qui, par la force de leur oeuvre et le sacrifice de leur génie, ont véritablement lancé l’âge d’or de la littérature russe.Le corps de l’ambassadeur fit l’objet d’une abominable profanation. Il fut traîné sur les pavés, et sa dépouille jetée sur un tas d’ordures et couverte de chaux. Le cadavre du diplomate, compositeur et écrivain ne put être identifié que grâce à une mutilation qu’il avait à la main, souvenir d’un duel. On posa le cercueil sur un corbillard tiré par des mulets, qui l’emporta vers la frontière russe. Pouchkine, qui voyageait alors au Caucase, croisa ce chariot funéraire au détour d’un chemin de montagne…”Je suis jeune, je tombe facilement amoureux, je suis musicien, poète… Bref, il est impossible que je me sacrifie sans une contrepartie un tant soit peu convenable…”, avait écrit Griboïedov dans une lettre à un ami en mai 1818, après avoir enfilé pour la première fois son habit de diplomate. C’est le fameux diamant Shah, envoyé à Saint-Pétersbourg par le shah de Perse, qui constitua cette “contrepartie convenable” pour l’assassinat de l’ambassadeur russe. Ce diamant fut dès lors qualifié de “sanglant”. Cette pierre, d’une beauté rare (90 carats, 18 grammes, 3 cm de longueur, couleur jaune, d’une extrême clarté), avait été transmise pendant près de mille ans d’un roi à l’autre, comme en témoignent les inscriptions gravées sur ses facettes. A l’heure actuelle, le diamant est conservé au Fonds diamantaire de Russie (au Kremlin de Moscou).Alexandre Griboïedov laissa à la culture russe deux belles valses et une oeuvre littéraire immortelle, la comédie “Du malheur d’avoir de l’esprit”, l’une des pièces les plus étonnantes de la littérature russe. D’innombrables citations tirées de cette oeuvre sont rentrées dans le langage quotidien et devenues des proverbes ou des aphorismes (comme par exemple “Je serai heureux de servir; ce qui me répugne, c’est d’être asservi”, “Ce que nous avons le plus à redouter, c’est la colère des maîtres et aussi leur affection”, “Tout est toujours mieux là ou l’on est pas”, ou encore “Les gens heureux ne regardent jamais l’heure”). Les personnages de cette comédie incarnent des archétypes que l’on croise encore de nos jours dans la société russe.Alexandre Griboïedov naît en 1795 à Moscou, dans une vieille famille aristocratique jalousement attachée à l’esprit patriarcal. Plusieurs de ses parents serviront de modèles pour ses personnages satiriques. Le jeune homme, particulièrement doué, entre très tôt à l’Université de Moscou. Il y fait ses études en même temps dans trois facultés différentes: lettres, droit et physique et mathématiques. L’esprit de liberté et d’idéaux nouveaux qui règne dans l’établissement trouve un parfait écho dans la nature du jeune homme. Il se tourne vers la littérature, compose des vers et des comédies, mais également des articles polémiques.Maîtrisant six langues étrangères à la sortie de l’université, Griboïedov souhaite se consacrer à la science. Mais le destin en décide autrement: le jeune homme entre au Collège des Affaires étrangères, qui l’envoie au Caucase, où la guerre fait rage à l’époque.Devenu secrétaire de la Mission russe en Perse, le diplomate commence à rédiger “Du malheur d’avoir de l’esprit”. “J’avais du temps en abondance”, expliquera-t-il par la suite à ses amis. Il se laisse prendre au jeu de la rédaction de cette comédie, et sa plume se fait particulièrement légère. En 1824, on lit déjà cette oeuvre brillante dans les salons moscovites et pétersbourgeois. Des copies du manuscrit sont rapidement diffusées, conférant à l’auteur une célébrité inouïe.Il reste alors à Alexandre Griboïedov cinq ans à vivre. Il joue un grand rôle dans la préparation et la conclusion, en 1828, de la Paix de Turkmantchaï avec la Perse, dont les conditions sont très avantageuses pour la Russie. En guise de récompense, le tsar lui accorde le titre de ministre plénipotentiaire, c’est-à-dire d’ambassadeur, en Perse. Brillant diplomate, charmant et plein d’esprit, possédant un don pour la persuasion et inspirant la confiance: tel est le portrait que ses contemporains ont dressé de lui.Cependant, ce brillant cavalier se montre plutôt sceptique envers le sexe faible. Ses amis et parents se disent même certains qu’il ne se mariera jamais, faute de pouvoir trouver une femme qui puisse supporter sa nature ironique et caustique. Néanmoins, à l’âge de 33 ans, Griboïedov tombe fou amoureux de la princesse Nina Tchavtchavadzé, 15 ans, fille de son ami de Tiflis (aujourd’hui Tbilissi), le prince et poète géorgien Alexandre Tchavtchavadzé. Le mariage sera prompt mais heureux.Au début de l’année 1829, accompagné de sa jeune épouse enceinte, Griboïedov se met en route pour la Perse. Il laisse Nina temporairement à Tabriz, à la frontière, pour aller seul à Téhéran, où l’attend son destin tragique…Nina, anéantie par la nouvelle de la mort de son époux, accoucha avant terme. L’enfant, aussitôt baptisé Alexandre, en l’honneur de son père, ne survécut pas. La veuve âgée de 16 ans, dont la beauté fut souvent comparée à celle de Natalia Pouchkina, l’épouse de Pouchkine, fit voeu de célibat et pleura cette perte durant le reste de sa vie. Nina Griboïedova vécut 53 ans. Tous les jours, elle parcourut le chemin accidenté qui mène au mont Mtatsminda, où, dans un petit temple aménagé devant l’église Saint-David, reposaient son mari et son enfant. Nina fit construire une chapelle au-dessus de la tombe et y fit ériger la statue d’une femme en larmes la représentant. Sur la tombe, on peut lire cette inscription: “Ton esprit et tes actes sont immortels dans la mémoire russe; mais pourquoi mon amour t’a-t-il survécu?…”.
Archive for February, 2008
Alexandre Griboïedov ou le génie sacrifié
Posted by Kris Roman on February 29, 2008
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Schatten- und Sonnenseiten von Putins Außenpolitik
Posted by Kris Roman on February 29, 2008
Die Außenpolitik des scheidenden russischen Präsidenten Wladimir Putin hat sowohl positive als auch negative Folgen gehabt.PLUSPUNKTE 1. Wiederherstellung des Status von Russland als einer der führenden Staaten der Welt Die wirtschaftliche Wiederherstellung und das stabile Wirtschaftswachstum Russlands sind erfolgreich in das Wachstum seines weltpolitischen Einflusses umgewandelt worden.Russland mag beliebt oder unbeliebt sein, gewisse Kräfte mögen zur Erhöhung seines Einflusses beitragen oder sich ihm widersetzen, aber während in den 90er Jahren bei der Lösung der zahlreichen internationalen Krisen auf Moskau nicht gehört wurde, ist heute das Gegenteil der Fall. Gesagt sei, dass dies ohne eine wesentliche Aufstockung der nuklearen und sonstigen Arsenale beziehungsweise bei weitem nicht nur dank der militärischen Macht erreicht worden ist. Ihre Rolle spielte die gewachsene Macht Moskaus im Öl- und Gasbereich, seine Einstufung unter die “Mächte der Zukunft” (neben China, Indien und Brasilien) und einfach die für viele unerwartete Tatsache, dass “der kranke Mann Eurasiens” wieder gesund ist.2. Wiederherstellung der Selbstachtung der Russen Das Selbstgefühl einer Nation ist eine Schlüsselkomponente ihres Bestehens unter den anderen Nationen, das wichtigste Ziel der Außenpolitik. Heute empfindet sich jeder Russe, von Botschafter bis Tourist, im Ausland (und daheim) als Bürger eines großen, starken, wachsenden und geachteten Staates. In den 90er Jahren wurde gewitzelt, Russland werde vom “Spaso-House” aus (Residenz des US-Botschafters in Moskau) regiert, aber heute weiß jeder Russe (oder Ausländer): Moskau muss in einer Frage der internationalen oder der eigenen Innenpolitik nicht unbedingt derselben Meinung sein wie Washington oder eine andere Welthauptstadt und kann auf dem eigenen Standpunkt beharren, ohne wie auch immer geartete negative Folgen erwarten zu müssen. In der heutigen Welt gibt es nicht viele Staaten, die sich einen solchen Luxus leisten können.3. Abwehr der Welle “bunter Revolutionen” an den Grenzen Russlands Als in den GUS-Ländern mittels Wahlmanipulationen russlandfeindliche Regierungen an die Macht gebracht wurden, schien es, das werde in einer Katastrophe enden: mit dem Zerfall der Gemeinschaft Unabhängiger Staaten, einer ökonomischen und politischen Krise in Russland selbst. Das geschah jedoch nicht. Die missglückte “bunte Revolution” in Kirgisien, die mit Chaos und den Brandanschlägen auf Geschäfte in der Hauptstadt des Landes einherging, führte im Gegenteil zur Festigung von Russlands Positionen in Zentralasien und erschreckte die politischen Eliten und die Bevölkerung in dieser Region. Die Faszination der “bunten Revolutionen” in der Ukraine und Georgien verblasste wegen der inneren Ereignisse in diesen Staaten. Das Verdienst der russischen Außenpolitik besteht hier darin, dass sie auf die Geschehnisse völlig ruhig reagierte. Wie sich herausstellt, ist es bisweilen am nützlichsten, nichts zu unternehmen.4. Erhaltung der alten Organisationen (GUS – Gemeinschaft Unabhängiger Staaten, OVKS -Organisation des Vertrages über die kollektive Sicherheit u. a.) und Aufbau neuer (SOZ – Schanghaier Organisation für Zusammenarbeit) Dass das Modell der russischen Politik im postsowjetischen Raum (im Geiste der 90er Jahre) nicht ewig dauern werde, war bereits zu Beginn der ersten Amtszeit von Präsident Wladimir Putin offenkundig. Es fragte sich, wodurch es abgelöst werden sollte. In den letzten acht Jahren ist klar geworden, dass ein Teil der Funktionen und Mechanismen der GUS für die meisten postsowjetischen Staaten notwendig ist, und die Reformen dieser Mechanismen gehen weiter. Hierbei konnte das militärische Bündnis einiger GUS-Länder (OVKS) erhalten werden. Es gelang auch, vom postsowjetischen (oder beinahe sowjetischen) Modell abzugehen, das auf den Lieferungen billiger Energieträger an die Moskau politisch nahen Staaten beruhte. In Entstehung ist eine neue Integrationsachse des postsowjetischen Raums: Russland – Kasachstan. In Zentralasien wird ein neues Modell der internationalen Zusammenarbeit geschaffen, es erfasst nicht nur die ehemaligen Sowjetrepubliken, sondern auch China (SOZ). Die Außenpolitik im Raum der Ex-UdSSR zerfällt zunehmend in zwei wenig miteinander verbundene Richtungen, die westliche und die zentralasiatische, was diese Politik realistischer macht.5. Wiederherstellung der von Russland verlorenen Positionen in Staaten, in denen die UdSSR einst Einfluss hatte (Vietnam, Nahost, Indien, China u. a.) und Anbahnung von Verbindungen mit neuen Partnern (lateinamerikanische und andere Länder) Die 90er Jahre waren eine Zeit des Verlustes der globalen Rolle von Russlands Außenpolitik, da die Partnerverbindungen der Sowjetzeit zerrissen wurden, ohne dass etwas an ihre Stelle gekommen wäre. Zugleich wurde der Außenhandel gedrosselt. Das geschah vor dem Hintergrund der in Russland vor sich gehenden Marktreformen, bei denen dieser Handel erstmalig seit Jahrzehnten ins private Unternehmertum wechselte. Die russische Führung zu Anfang der 90er Jahre hatte keine deutliche Auffassung davon, was und in welchen Regionen der Welt Moskau in der Wirtschaft und Politik erreichen sollte. Unter Wladimir Putin veränderte sich die Situation. Praktisch auf allen Kontinenten zeigten sich die Geschäftsinteressen des russischen staatlichen und privaten Unternehmen, und es entstand eine Politik, die auf die Durchsetzung dieser Interessen gerichtet war. MINUSPUNKTE 1. Unfähigkeit, sich zum ersten Partner nahe stehender Staaten (China oder Indien und viele andere) zu entwickelnRusslands Wirtschaftsmöglichkeiten erlaubten es ihm nicht, dem Einfluss nach an erster Position bei Staaten zu stehen, in denen eine solche Entwicklung der Dinge begrüßt worden wäre. Die Zeit von politisch bedingten Bündnissen war vorbei, eine immer größere Rolle spielte die Fähigkeit des Unternehmertums eines Landes, auf den Märkten anderer Länder eine führende Position einzunehmen. Das russische Unternehmertum hat dazu weder Erfahrungen noch Ressorcen. In keinem großen der für Russland wichtigsten Länder (Deutschland, China) rangiert Russland an erster Stelle als Wirtschaftspartner; bestenfalls gehört es zu den ersten zehn. Das ist selbst in den GUS-Ländern zu bemerken (zum Beispiel in Kasachstan). Ergebnis: gemessen an der Sowjetzeit ist eine Schwächung auch der politischen Verbindungen mit diesen Staaten zu verzeichnen.2. Russlands Unfähigkeit, in Lifestyle, Kultur und Kunst zur Weltspitze zu gehören Diese Tatsache ist wohl nicht ein Misserfolg nur der Außenpolitik, dennoch wurde in all diesen Jahren empfunden, dass das heutige Russland nicht einmal das vermag, was die Sowjetunion mit wechselndem Erfolg tat, die im Ausland nicht nur dank ihrer militärischen und ökonomischen Macht viele Herzen eroberte. Der Gebrauch der russischen Sprache verringert sich, das Prestige der heutigen russischen Kultur und Kunst sinkt. In diesen Bereichen bleibt die russische Außenpolitik (genauer, die daran grenzenden Bereiche) weit hinter sehr vielen Ländern zurück, die für die Promotion ihrer Kulturen außerhalb der Grenzen zahlreiche Methoden anwenden.3. Unfähigkeit, eine wirksame Politik gegenüber der russischen Diaspora im Ausland auszuarbeiten Das Aufkommen entsprechender neuer Ideen war bereits in den 80er Jahren festzustellen. Trotzdem spielen Millionen Auslandsrussen bisher keine Rolle als Motor der russischen Wirtschafts- und sonstigen Entwicklung, nicht eine Rolle, die mit jener der chinesischen oder der indischen Diaspora bei der Entwicklung ihrer Länder vergleichbar wäre.4. Verlust von Russlands Einfluss auf Länder wie Georgien oder die Ukraine Moskau hat sich als unfähig erwiesen, das anscheinend kolossale Potential des guten Willens in den Nachbarländern zu mobilisieren, darunter in Ländern, die von ethnischen Russen bevölkert sind. Schlimmer noch: es hat sich zuweilen die Lage seiner Anhänger verschlechtert. Die Rede ist hier nicht nur von geglückten Handlungen der Gegner Russlands, sondern auch von seinen eigenen Fehlrechnungen. Unsere Schwachstelle war die “amerikanische Krankheit”: das „Sich-Berauschen“ an der Richtigkeit des eigenen Handelns und an der zurückgewonnenen Stärke. Das beste Beispiel einer fehlerhaften Politik sind Russlands Sanktionen gegen Georgien, die den Georgiern Abneigung gegen Moskau eingeflößt haben, darunter solchen, die mit der Politik der eigenen Regierung unzufrieden sind.5. Verluste in der militärtechnischen Zusammenarbeit (aktuellste Beispiele: Algerien und Indien) Dieses Gebiet der internationalen Zusammenarbeit half in den 90er Jahren beinahe der Hälfte der russischen Außenpolitik, sich über Wasser zu halten. Auf militärischer Zusammenarbeit beruhten die Beziehungen zu Ländern, deren Warenumsatz mit uns weit hinter dem mit den anderen Mächten (China u. a.) zurückblieb. Es galt die Meinung, gerade hier liege das Potential für ein neues Modell von Russlands Außenhandel, der auf dem Export nicht von Energieträgern, sondern von Technologien beruhen werde. Zu Beginn des neuen Jahrtausends nahm der Umfang des russischen militärischen Exports zu. Auf den Weltmärkten verstärkte sich aber auch die Konkurrenz der anderen Waffenlieferanten. Dennoch ist die Konkurrenz wahrscheinlich nicht der einzige Grund dafür, dass sich gerade in den letzten Jahren Fälle häufen, da die Besteller russischer Waffen die Ware ablehnen und uns die Verzögerung von Lieferterminen vorwerfen. Die permanent vor sich gehenden Reformen dieses russischen Wirtschaftszweigs haben bisher nicht das erwünschte Ergebnis: einen positiven Imagewandel für russische Rüstungen.
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Russia’s foreign policy under Vladimir Putin: achievements and failures
Posted by Kris Roman on February 29, 2008
Achievements:1. Russia regained its status as a leading world power. Economic revival and stable economic growth have increased Russia’s international prestige. Some countries like Russia and other countries don’t; some are helping it to spread its influence and others are resisting it. Its views now carry far more weight in the international arena than they did in the 1990s, when Moscow’s opinion on international crises was generally ignored.This goal has been achieved without a substantial increase in nuclear or other capacities, or not only due to such increases. Russia’s increased importance as an exporter of oil and gas also played a role, along with the inclusion of Russia in the group of the most rapidly developing emerging economies (the BRIC, comprising Brazil, Russia, India and China). One more important factor was the rehabilitation of the “sick man of Europe,” which many people did not expect to see.2. Restoration of Russians’ self-confidence. A nation’s well-being is a key element of its coexistence with other nations and a crucial goal of its foreign policy. Today all Russians, whether at home or abroad, from ambassadors to tourists, feel that they are citizens of a large, strong, growing and respected state.In the 1990s, it was said that Russia was governed from Spaso House, the U.S. ambassadorial residence in Moscow. Today every Russian and foreigner knows that Moscow may disagree with Washington, or other capitals, on foreign or domestic issues, and uphold its stance without facing negative consequences. Few states can do this now.3. Resistance to the wave of color revolutions in neighboring states. When manipulations of public opinion during elections brought anti-Russian regimes to power in neighboring states, some people thought that this would provoke the dissolution of the CIS and an economic and political crisis in Russia. They were disappointed.A failed “tulip revolution” in Kyrgyzstan, accompanied by chaos and pogroms in the capital, frightened the local political elites and population but strengthened Russia’s stance in Central Asia. The color revolutions in Ukraine and Georgia lost their appeal following subsequent negative events there. Russia’s foreign policy emerged as the victor in these crises because it reacted calmly to them, proving that sometimes it is better to do nothing.4. Preservation of integration mechanisms (CIS, CSTO, etc.) and establishment of new ones (SCO). Russia’s policy towards the former Soviet states during the 1990s was unsustainable and bound to change, as became evident at the beginning of Vladimir Putin’s first presidential term. The only question was what policy would replace it. It became clear over the last eight years that the majority of post-Soviet states need some CIS functions and mechanisms, and so they are being reformed.At the same time, the military union of several CIS states – the Collective Security Treaty Organization (CSTO) – was preserved, and Russia is changing the post-Soviet policy of supplying cheap energy to political allies. It is developing new relations with Kazakhstan and a new model of international cooperation in Central Asia, which involves not only the former Soviet states in the region but also China (the Shanghai Cooperation Organization).Foreign policy in the post-Soviet space is being increasingly split into a Western and a Central Asian policy, which are quite separate and, therefore, more realistic.5. Restoration of lost positions in traditional zones of influence (Vietnam, the Middle East, India, China) and development of ties with new partners (Latin American countries). In the 1990s, Russia’s foreign policy lost its global reach. Partner relations established in the Soviet era were broken and foreign trade shrank, while pro-market reforms in Russia put trade in the hands of private business, for the first time in decades.The Russian authorities in the 1990s did not have a clearly defined view of economic and political goals in different parts of the world. The situation changed under Putin, with state-controlled and private businesses establishing ties in nearly all countries, supported by a special policy of promoting their interests.Failures:1. Inability to become the top partner of close neighbors such as China and India. Russia’s economy was not strong enough to become the leading influence even in countries that would have welcomed this. The era of unions formed for political reasons is over, and the ability of business to become a competitive leader in foreign markets is now crucial.Russian business has neither the experience nor the resources for attaining this goal. Russia is not the top partner for any of its main economic partners (such as Germany and China, as well as the CIS, notably Kazakhstan). At best, it is one of their 10 largest partners. This has weakened Russia’s ties, including political ones, with these states.2. Inability to become a global leader in lifestyle, culture and arts. This is not only a failure of Russian foreign policy. We must admit that Russia today cannot do what the Soviet Union did in the sphere of winning hearts and minds abroad. The territory in which the Russian-language is spoken is shrinking, and the prestige of Russian culture and arts abroad is declining.In this sphere Russia’s foreign policy (or rather, related sectors) is lagging far behind many other countries, which have a multitude of technologies to promote their cultures beyond their national borders.3. Inability to elaborate an effective policy of relations with the Russian diaspora abroad. New ideas appeared in that sphere in the early 1980s, but to this day the millions of Russians living abroad have not become drivers of Russia’s development in economic and other spheres, unlike the Chinese and Indian diasporas.4. Loss of influence in Georgia and Ukraine. Moscow proved unable to mobilize the seemingly huge resources of goodwill in neighboring states, including those with a large ethnic Russian population. Moreover, it has taken actions that worsened the position of its supporters in those countries, and the situation was further complicated by the successful actions of its opponents. It apparently caught the “American disease” – an over zealous feeling of righteousness and renewed strength. A stark example is sanctions against Georgia, which infuriated Georgians, even those who were dissatisfied with their government’s policies.5. Defeat on the market for military-technical cooperation (Algeria, India). During the 1990s, this sphere of international cooperation kept afloat nearly half of Russia’s foreign policy, notably its relations with countries with which trade was lagging, such as China. It was seen as the core of a new model for foreign trade based on the export of technologies rather than raw materials.The volume of military exports increased in the early 2000s, but other arms suppliers also stepped up competition. However, this cannot be said to be the only reason that buyers of Russian-made weapons and equipment often refuse to take delivery of them and complain of unjustified delays.The never-ending reforms in the sector have not brought the desired goal of improving the prestige of Russian-made weapons any closer.
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Why does Russia need energy alliance?
Posted by Kris Roman on February 29, 2008
RIA Novosti commentator Tatyana Sinitsyna Two major state-owned Russian companies building energy projects – Atomstroyexport and Technopromexport – have agreed to develop strategic partnership and establish a joint venture.Atomstroyexport will have the controlling interest – 51%. The new joint venture will build energy facilities and operate them both in Russia and abroad.The gist of this ambitious step is pragmatic. The memo on cooperation, adopted by the partners on February 19, reads: “It is necessary to create a major national player in order to strengthen each other’s positions in the market.”The new joint venture will allow Russia to enhance its status abroad and at home. This is required by the logic of economic progress.Building alliances is one of the most effective ways of using economic resources. In France, for example, the following three companies have set up an alliance – AREVA (nuclear plants construction), SUEZ (nuclear plants operation), and the oil company Total, which operates in the Saudi market. Having united, they are keeping their positions in the region and supporting their partnership’s reputation.The Russian energy alliance is borrowing from foreign experience. It will proceed from common interests and offer comprehensive solutions, while profile specialists will carry out projects. Atomstroyexport can share with Technopromexport technologies for building thermal power plants; in turn, it can borrow from the experience of its partners in new markets.Having consolidated the available resources (finances, engineering, management, and international experience), the new player is going to be active both at home and abroad. But what are the chances of the two companies? What are their assets?Atomstroyexport is implementing foreign contracts for the construction of nuclear power plants. It is the world’s only company simultaneously building five energy units abroad (in India, Iran, and Bulgaria). In 2007, it commissioned two energy units of the Tianwan nuclear plant in China.Technopromexport is also well known. Its specialty is construction of energy facilities. It is Russia’s biggest engineering plant specializing in turn-key projects of any level and type – thermal, steam-gas, gas-turbine, geothermal, diesel, and hydroelectric plants, power transmission lines, and boosters.The alliance between the two companies has been produced by the effective operation of the nuclear industrial sector in the last two years. The military component of Russia’s nuclear industry has always been immune to interference – everyone understands the measure of responsibility. But in the civilian nuclear industry many plants were privatized. By now, Russia has re-established government control over it.The new alliance is a product of its modernization. Its tremendous potential will make Russia more confident in the foreign markets. Today, Russian experts are conducting negotiations on the construction of nuclear power plants with 20 countries. Some of them are closer than others to the conduct of a tender for economic, moral, or legal reasons. Russia can choose its construction sites and partners.Next-door neighbors are high on the list of priorities – Ukraine, Belarus, and Kazakhstan. Turkey, Egypt, and Morocco are interested in cooperation.But the Chinese are again the closest partners. As a result of effective cooperation, China received in 2007 two powerful VVER-100 megawatt units (water-water power reactor) for the Tianwan nuclear power plant. Now Russia and China have signed a contract for the construction of a third and fourth units.India has recently signed a memo with Russia on the building of new reactors in Kudankulam. Tehran has long been hinting that if it dares increase the number of its nuclear power plants, it will choose Russian projects.
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Der saudische Außenminister Saud al Faisal hat am gestrigen Donnerstag versucht, Präsident Wladimir Putin zu überzeugen, dass Irans Stärkung zu einer ernsthaften Destabilisierung im Nahen Osten führen kann, berichtet die russische Tageszeitung „Wedomosti“ vom Freitag.
Posted by Kris Roman on February 17, 2008
Der saudische Außenminister Saud al Faisal hat am gestrigen Donnerstag versucht, Präsident Wladimir Putin zu überzeugen, dass Irans Stärkung zu einer ernsthaften Destabilisierung im Nahen Osten führen kann, berichtet die russische Tageszeitung „Wedomosti“ vom Freitag.Im Austausch gegen den Abbau der russisch-iranischen Kontakte verspricht Riad einen Massenkauf von russischen Waffen und den Ausbau der Wirtschaftskooperation binnen fünf Jahren auf insgesamt 50 Milliarden Dollar.
Die Grundidee des von Saudi-Arabien erstellten Masterplans zur Rettung des Nahen Ostens vor der “iranischen Gefahr” besteht darin, dass Russland die weitere Zusammenarbeit mit Teheran aufgeben soll; in erster Linie beziehe sich das auf die jetzige Partnerschaft im atomaren und im militärtechnischen Bereich. Vorausgesetzt wird außerdem, dass Moskau darauf verzichtet, Iran in dem UN-Sicherheitsrat und anderen internationalen Organisationen gegen den Druck des Westens ständig in Schutz zu nehmen.
Die Saudis sehen ein, dass Moskau, wenn es diesen Plan unterstützt, recht viel in finanzieller und auch in moralischer Hinsicht verlieren würde, deshalb versprechen sie Russland ein wirklich königliches Geschenk.
Laut “Kommersant” bietet Riad sich statt Teherans als russischen Partner im militärtechnischen Bereich vor. So könnte noch vor Jahresende ein Vertrag über die Lieferung von mehr als 100 BMP-3 (Schützenpanzer) für rund 200 Millionen Dollar unterzeichnet werden. Außerdem gibt es den Plan, ebenfalls vor Jahresende einen Vertrag über die Lieferung von 150 T-90S-Panzern für 600 Millionen Dollar abzuschließen. Es laufen bereits Vorverhandlungen über den Kauf von 161 Mi-17-, Mi-35- und Mi-26-Hubschraubern für insgesamt rund 1,6 Milliarden Dollar. Auch die Pläne Saudi-Arabiens, ein komplexes Luftabwehrsystem zu schaffen, versprechen der russischen Verteidigungsindustrie Großverträge. Riad ist bereit, beinahe alle Typen von Luftabwehrkomplexen zu kaufen, angefangen mit den mobilen Fla-Komplexen und den Fla- und Kanonen-Komplexen “Panzir” bis zu den Langstreckensystemen S-400.
Riad hat nicht die Absicht, sich auf militärtechnische Verträge zu beschränken. Das Königreich bietet Russland eine strategische Wirtschaftspartnerschaft an. Saud al Faisal hat nach Moskau den Vorschlag mitgebracht, einen Großvertrag über die vorrangigsten Entwicklungsrichtungen der Zusammenarbeit abzuschließen. Der Entwurf dieses Dokuments sieht vor, bereits in den kommenden fünf Jahren den bilateralen Warenumsatz und den Umfang der gegenseitigen Investitionen auf 50 Milliarden Dollar zu bringen (2006 belief sich der russisch-saudische Warenumsatz auf nicht einmal 250 Millionen Dollar).
Die Saudis schlagen vor, schon demnächst ein Investitionsforum unter Beteiligung der größten Unternehmen aus beiden Staaten abzuhalten, um ihre Absichten zu bekräftigen. Als Bonus schließlich ist Saudi-Arabien bereit, seine Einwände gegen Russlands WTO-Beitritt zurückzunehmen.
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RUBEL BALD INTERNATIONALE RESERVEWÄHRUNG? – MEINUNGEN VON EXPERTEN
Posted by Kris Roman on February 17, 2008
Die von Präsidentschaftskandidat Dmitri Medwedew am Freitag formulierte Aufgabe, den russischen Rubel in Zukunft zu einer internationalen Reservewährung zu machen, wird jetzt von russischen Experten lebhaft kommentiert.„Der Rubel könnte bald in einer Reihe mit Dollar und Euro stehen“, meinte Irina Wachranjowa, Regionaldirektorin der Bank of New York in Moskau, am Freitag vor Journalisten. Genauso gut könnte Russland zu einem internationalen Finanzzentrum zu werden. „Warum nicht? Das erforderliche Potential, zukunftsreiche Unternehmen und die notwendige Infrastruktur sind ja vorhanden.“
Igor Jurgens, Vizepräsident des Russischen Industriellen- und Unternehmerverbandes, hält das allerdings nur bei einer weiter erfolgreichen wirtschaftlichen Entwicklung Russlands für möglich. In erster Linie könnte das innerhalb der GUS-Wirtschaftszone und der Eurasischen Wirtschaftsgemeinschaft geschehen. „Wenn sich unsere Wirtschaft hervorragend entwickeln und viele Waren produzieren wird, werden diese Länder gezwungen sein, Rubel zu akkumulieren, um unsere Waren zu kaufen. Wenn nicht – dann nicht.“
Damit die nationale Währung zu einer Reservewährung für andere Staaten wird, muss man einen großen Außenhandelsumfang haben, stellt Maxim Schejin, Wirtschaftsexperte der Investmentgesellschaft BrokerKreditService, fest. „Außerdem muss es die Währung einer starken Wirtschaftsmacht sein. Für Russland käme das erst in einigen Jahren in Frage.“
Anatoli Akssakow, Mitglied des Staatsduma-Ausschusses für Finanzmärkte, hält das dagegen innerhalb des GUS-Raums schon in mittelfristiger Perspektive für möglich. Dies sei allerdings nur dann machbar, wenn die Zentralbank Russlands auf die Regulierung des Rubel-Kurses verzichten würde.
Ein schnellerer Übergang zu einem Floating-Kurs des Rubels sei auch nicht zweckmäßig und sogar gefährlich. „Eine rasche Rubel-Festigung könnte den russischen Unternehmen schaden“, betonte er. „Zunächst müssen komfortable Bedingungen für die Unternehmer geschaffen werden.“ In den nächsten drei Jahren sollten außerdem Maßnahmen zur staatlichen Unterstützung des Unternehmertums beschlossen werden.
Russlands Vizepremier und Finanzminister Alexej Kudrin hatte im Februar erklärt, dass der Rubel bei einigen Nachbarländern Russlands demnächst zu einer Reservewährung werden könnte. All das lasse Russland zu den größten Weltwirtschaften zählen.
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PUTIN SAYS EUROPE, OSCE CANNOT DICTATE TERMS TO RUSSIA
Posted by Kris Roman on February 17, 2008
Russian President Vladimir Putin said on Thursday that his country will not allow anyone to dictate terms to it, but that it will honor its international commitments in full.Putin, who is to step down as Russian president after the March 2 presidential elections, was referring to a recent row with the OSCE over monitors for the polls. He is currently holding his last annual news conference as head of state in the Kremlin.
Commenting on last week’s refusal by the OSCE’s Office for Democratic Institutions and Human Rights (ODIHR) to monitor Russia’s upcoming presidential polls, the president said, “We will not allow anyone to dictate any terms to us, but we will honor every commitment… This is the fundamental principle of international law.”
He also accused the monitor, whose abbreviated name in Russian, BDIPCh, he said sounded jarring, of lacking transparent rules, “They send 16 people to one country, and 20 to another, or find it possible not to send any at all to some countries.”"Let them teach their own wives to make soup,” he added, utilizing a traditional Russian saying.
Russia’s Central Election Commission initially invited ODIHR observers to arrive in Russia from February 27-28, but agreed after two weeks of negotiations to increase the observer numbers to 75, allowing the bulk of them to arrive on February 20.
However, the ODIHR insisted on sending at least 50 of its observers to Russia on February 15, five days before the date proposed by Moscow, in order to more effectively monitor the election campaign. It also threatened to boycott the election if its conditions were not met.
Putin reminded the journalists present that while Moscow considered a reform of the OSCE necessary it would continue to fulfill its obligations within the framework of the European organization.”We fulfill them entirely, and I want to underline this, so that representatives of both the Russian and European press are aware of this,” said the president.
He went on to say that it was not stipulated in the ODIHR documents exactly how many observers Russia was supposed to invite and for what term. He said however that Russia had invited 100 OSCE observers to the elections and was ready to provide them with all the necessary conditions for their work.
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